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LA VERITE SUR LE SOJA !

Publié par Sandrine Hurtado dans Alimentation · 12/1/2016 09:20:31
Tags: alimentationsojasantéménopausephytoestrogenes

Je ne vais pas revenir sur tous les inconvénients soulevés à tort par certaines études dénonçant la soi-disant toxicité du soja par rapport à une hypothétique puberté précoce des petites filles, à la féminisation des petits garçons, l’hyperthyroïdie, etc. soulevant le fait que le bébé nourrit au lait de soja recevait une dose de phyto-estrogènes capable de perturber le cycle menstruel d’une femme. Ensuite, le  lobbying anti-soja s’est propagé aux Etats-Unis.

La France n’est pas non plus épargnée, mais en mars 2005 un rapport de 440 pages sur « Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation » de l’ANSES (AFSSA) mettant en garde contre la consommation de phyto-estrogènes contenue notamment dans le soja, faute de disposer d’informations concordantes sur son innocuité, rétablit la mauvaise réputation du soja en écartant toute responsabilité de celui-ci dans le cancer de la thyroïde ou l’hyperthyroïdie.



5 ETUDES RECENTES TOUTES CONCORDANTES SUR LES BIENFAITS DU SOJA

• Les produits alimentaires à base de soja qui contiennent des isoflavones (lait de soja, tofu, thé vert, arachides) peuvent contribuer à faire baisser la tension artérielle. Réunion annuelle American College of Cardiology, 25 mars 2012

• La protéine de soja peut réduire de façon significative l’accumulation de graisse et de triglycérides dans le foie des personnes obèses. Etude de l’University of Illinois College of Agricultural, présentée à l’Expérimental Biology meeting 2012, 22 avril 2012

• Une alimentation riche en soja peut atténuer les effets induits par l’exposition au bisphénol A comme l’anxiété. Etude de la North State University, publiée dans la revue PLOS One le 5 septembre 2012

• Le soja révèle des protéines anti-cancéreuses. Il s’agit de la première étude à montrer que certaines protéines du soja sont capables d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses des cancers du côlon (73%), du foie (70%) et du poumon (68%). Etude conduite par 3 équipes de l’université de l’Arkansas, publiée dans la revue Food Research International de février 2013

• Les isoflavones du soja prolongent la survie en cas de cancer du poumon. Cette étude portant sur 80.000 femmes chinoises atteintes d’un cancer du poumon a montré que les patientes aux apports alimentaires les plus élevés en soja (110 g/j) avaient une nette meilleure survie globale à 12 mois (60%) par rapport à celles à plus faible consommation (50 g/j) (50%). Etude publiée dans le Journal of Clinical Oncology le 25 mars 2013



PEUT-ON CONSOMMER DU SOJA SANS CRAINTE ?

Les principaux éléments de mise en garde lié à la consommation de soja sont les facteurs antitrypsiques, les phytates, et les isoflavones.

• Les isoflavones font partie de la famille des phyto-estrogènes, des substances végétales proches des hormones féminines (estrogènes) qui ne constituent pas des hormones, bien qu’elles agissent sur certains récepteurs hormonaux du corps, d’où la polémique induite par l’équipe anglaise (étude de 1995). Il faut signaler qu’on trouve aussi des isoflavones dans le thé, les céréales, les légumes, les fruits, etc.

• Les phytates sont des facteurs diminuant l’absorption intestinale des minéraux.

• Les facteurs antitrypsiques ou antinutritionnels sont des facteurs inhibant la digestion des protéines.

Consommer du soja fermenté vous donne l’assurance que les phytates et les facteurs antitryptsiques soient neutralisés. De plus, la cuisson à haute température assure la destruction de ces derniers.



L’INTERET NUTRITIONNEL DU SOJA

La concentration en protéines du soja est de 40% environ, ses graisses majoritairement insaturées fournissent des acides gras essentiels, que notre corps ne sait pas fabriquer. En plus de sa la faculté de faire ferait baisser le taux de cholestérol, le soja est une source alimentaire d’oméga 3 (acide alpha-linolénique).



Le soja, grâce à leur spécificité en phyto-estrogènes possèdent une légère activité hormonale. Particulièrement utiles à l’approche et durant la ménopause. Elles présentent certainement moins d'effets secondaires que les hormones naturelles ou de synthèse et limitent la déminéralisation osseuse. De plus, les isoflavones joueraient un rôle important dans la lutte contre le processus cancéreux, en limitant la division cellulaire. En effet, ces hormones végétales viennent compenser la chute hormonale liée à la ménopause (dont les effets sont quasiment inexistants), elles présentent certainement moins d’effets secondaires que les hormones naturelles ou de synthèse et limitent la déminéralisation osseuse.

Par ailleurs, le taux de cancer du sein et celui des maladies cardiovasculaires sont plus faibles que dans nos pays occidentaux.

La consommation idéale de phyto-estrogènes sous forme d’aliments a été fixée par certains scientifiques entre 40 et 60 milligrammes par jour, ce qui correspond exactement à ce que consomment les femmes en Chine et au Japon.
Si l’on se réfère à l’avis scientifique de l’Afssa, un adulte ne devrait pas dépasser la dose de 1mg/kg de poids corporel en isoflavone aglycane.

En pratique, il est notamment conseillé de se limiter à une consommation d’un produit de soja par jour chez l’adulte et d’en écarter toute consommation chez les femmes enceintes et les nourrissons jusqu’à leurs 3 ans. Pour ces mêmes raisons, les suppléments alimentaires contenant du soja sont déconseillés.




Conclusion

En règle générale, on peut consommer du soja sans craindre pour sa santé, en le choisissant de préférence bio, donc sans OGM. Je pense qu’il vaut mieux privilégiez le soja fermenté et être modéré dans les autres produits faites à base de soja (c’est juste mon avis !) A l’heure actuelle, aucune nocivité de la consommation du soja n’a été démontrée sur l’être humain.

Je tiens à vous rappeler que les Asiatiques en consomment quotidiennement depuis 4000 ans et leur santé physique et mentale est bien meilleure que celle du monde occidentale. De plus, n’oublions pas que pratiquer quotidiennement du Yoga ou du Chi Gong est un art de vivre en Chine et au Japon et que cela rend la ménopause des femmes d’Asie nettement plus douce !



Sources :
http://www.lanutrition.fr/communaute/opinions/interviews/herve-berbille-une-place-de-choix-pour-le-soja.html
Recommandations faites par l’Afssa (440 p.) « Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation » sous forme de pdf.





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