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PHYTO-MENOPAUSE

Publié par Sandrine Hurtado dans Plantes · 11/12/2015 17:03:37
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Des phytohormones pour une ménopause plus douce !


Les traitements à base de plantes ont l’avantage de provoquer bien moins d’effets secondaires que les médicaments de synthèse. Voici 12 plantes qui peuvent vous accompagner tout au long de vos bouleversements hormonaux.


MACA ( Lepidium meyenii )

La maca « Ginseng Péruvien » est une sorte de petite pomme de terre qui se situe entre le radis et le navet, qui pousse à 4000 mètres d’altitude sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes, là où les végétaux ne peuvent pas survivre ! Appréciée pour ses vertus aphrodisiaques, la maca renferme une quantité d’oligo-éléments, de minéraux et de vitamines, mais surtout, d’hormones végétales. C’est sans doute grâce aux hormones qu’elle doit ses effets sur la libido.
Au Pérou, où on la récolte, elle est employée comme tonique pour mieux résister au froid et pour renforcer les défenses immunitaires, mais aussi pour lutter contre la stérilité, et plus généralement, pour rééquilibrer les sécrétions hormonales. Elle se révèle une excellente alliée pour passer en douceur le cap de la ménopause.




GATTILIER (Vitex agnus-castus)


Le gattilier est une plante originaire du bassin méditerranéen dont on utilise les baies lorsqu’elles sont mûres. Les vertus du gattilier sont connues depuis la plus haute Antiquité puisqu’elle était conseillée pour les douleurs utérines et la lactation difficile. Il a été établit par des chercheurs allemands et anglais que la plante détient un réel effet de régulation hormonal.  C’est en stimulant la production naturelle de progestérone qu’elle permet de régulariser  le cycle menstruel et de soulager les inconvénients liés aux fortes variations hormonales. De nombreuses études scientifiques ont démontré que le gattilier régularise le cycle menstruel, en l’allongeant lorsqu’il est trop court et en le raccourcissant quand il est trop long. Autre propriété intéressante, le gattilier agirait sur les seins gonflés et douloureux. La plante rééquilibre la production de progestérone et d’oestrogènes. Le gattilier peut être associé à d’autres sources de stimulants hormonaux ou à des phytomodulateurs tels que la sauge, les isoflavones de soja, la maca, l’huile d’onagre, l’huile de bourrache, etc.




YAM  (Dioscorea villosa ou Discorea compositae)

Le yam renferme entre autres, des stéroïdes dont la diosgénine qui est un précurseur naturel de la progestérone. Un médecin américain, le docteur Lee, employait la progestérone naturelle pour soigner ses patientes au moment de la ménopause et obtenait d’excellents résultats aussi bien contre l’ostéoporose que pour limiter tous les troubles liés au déséquilibre hormonal. Il avait remarqué que la progestérone était irremplaçable pour lutter contre la dégénérescence osseuse, mais aussi contre les kystes des seins (ayant pris du yam pendant plus de 2 mois, ce fut un réel soulagement au niveau des seins douloureux et des kystes énormes qui me les déformaient), pour éviter de prendre du poids, pour améliorer la libido, pour lutter contre la déprime… Le yam, plus qu’un précurseur, serait plutôt un phytomodulateur, car il n’entraîne pas forcément d’augmentation significative de la synthèse hormonale par l’organisme, mais modifierait le nombre de récepteurs hormonaux et leur fonctionnement, vous aidant ainsi à passer le cap de la ménopause avec douceur.




ONAGRE (Oenothera biennis)


Plusieurs études ont démontré que l’huile d’onagre réduit considérablement les troubles du cycle. Elle est efficace à tous les âges, et particulièrement autour de la ménopause pour combler les déficits en acide gras gamma-linolénique. Ce sont des acides gras essentiels insaturés. Ils ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme et doivent être donc apportés par l’alimentation. Ils sont indispensables au renouvellement cellulaire et comme précurseurs de la prostaglandine. L’huile d’onagre est capable de relancer la fabrication de prostaglandine, qui reste l’une des meilleures solutions naturelles pour ralentir ou faire disparaître des symptômes comme l’irritabilité, la dépression, le gonflement des seins, les maux de tête, les douleurs utérines, la rétention d’eau… A la ménopause, le déséquilibre hormonal provoque une chute de la production de prostaglandine ce qui entraîne, entre autres troubles, une sécheresse de la peau, des inflammations chroniques, une accélération du vieillissement, une plus grande sensibilité aux allergies… Au moment de la ménopause, procédez par cure de 20 jours, renouvelable une ou deux fois. Vous pouvez les associer avec d’autres plantes riches en hormones comme le gattilier, la sauge, le yam, le soja…




PRÊLE (Equisetum arvense)

La prêle est une incontestable source de silice et de calcium, deux substances indispensables aux os et au sang pendant la ménopause. Mais pas que cela, car elle renferme aussi de nombreux autres minéraux et oligo-éléments. Elle est notamment, diurétique, reminéralisante, hémostatique, elle facilite la reconstitution du cartilage, améliore la souplesse des tendons, accélère la consolidation des fractures, est conseillée pour les dorsalgies, est utile pour la goutte… La prêle se récolte en été car celle qui pousse au printemps est très fertile (l’autre pousse en mai et, est stérile !)

Seul bémol, ne prenez pas de prêle en cas d’hypertension !

Si vous la préparez en décoction, mettez 80 g de plante fraîche ou 15 g de plante sèche dans un litre d’eau froide. Faites chauffer et laisser bouillir 30 minutes. Filtrez. Ne conservez pas la décoction plus de 48 heures. Boire une tasse avant chaque repas. Vous n’avez plus aucune excuse de souffrir d’ostéoporose à l’approche de la ménopause !




ACTÉE À GRAPPES "black cohosh" (Actaea racemosa)

C’est une plante originaire d’Amérique du Nord, utilisée depuis toujours pour résoudre les problèmes féminins, spécifiquement celui de la ménopause, dont les bouffées de chaleur.
La plante est sédative et anti-inflammatoire. Elle est aussi efficace pour les maux de tête, de bourdonnements d’oreilles, d’hypertension, de syndrome prémenstruel et douleurs des règles.

Si vous le prenez en complément alimentaire, suivez les indications du fabricant.




TREFLE ROUGE (Trifolium pratense)

Il a des propriétés phyto-oestrogéniques, elle aide à normaliser les niveaux d’oestrogènes. Mais c’est aussi un dépuratif, un diurétique, un antitussif, un cholérétique (pour une insuffisance biliaire) et un antispasmodique.
Il est employé pour soulager les symptômes de la ménopause dont les bouffées de chaleur et la nervosité, ainsi que l’ostéoporose. Il a aussi un effet préventif des troubles cardio-vasculaires, principalement chez les femmes.

Le trèfle rouge est contre-indiqué aux femmes enceintes, qui allaitent ou qui ont eu un cancer du sein. Il ne doit pas non plus être utilisé en même temps que des coagulants.



DONG QUAI (Angelica sinensis)

Dong quai ou Angélique chinoise est une grande plante vivace aromatique originaire des régions montagneuses fraîches et humides de la Chine, de la Corée et du Japon.
Depuis des siècles, elle est utilisée en médecine traditionnelle chinoise pour atténuer les troubles prémenstruels et menstruels, les symptômes de la ménopause ; soulager les spasmes intestinaux et utérins ; améliorer les fonctions respiratoire et circulatoire.



En l'absence de données toxicologiques complètes, l'angélique chinoise est déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent ainsi qu'aux personnes atteintes de maladies graves du foie ou des reins. La plante contient des substances qui peuvent augmenter la sensibilité de la peau au soleil. Les expositions prolongées au soleil sont déconseillées pendant son utilisation. En raison d’une action oestrogénique potentielle de la plante, certains auteurs recommandent la prudence aux patientes ayant souffert d'un cancer hormonodépendant ou qui sont à risque élevé d’en être atteintes.



VIGNE ROUGE (Vitis vinifera rubra) (feuilles)

Elle est originaire d’Europe méridionale et du Moyen-Orient. Aujourd’hui, elle est cultivée dans toutes les régions tempérées du globe.

Nous la connaissons toutes pour son efficacité dans l’insuffisance veineuse et le traitement des varices. Mais elle est tout aussi efficace dans les troubles de la ménopause liés à la circulation sanguine.





ORTIE (Urtica dioica)

C’est une plante originaire des régions tempérées de l’Eurasie, naturalisée aujourd’hui sur tous les continents où il y a des zones tempérées.

L’ortie a une action anti-androgène utile chez les femmes ménopausées qui présentent un excès de pilosité.






KUDZU (Pueraria lobata)

C’est une plante originaire de Chine, du Japon, de Corée, de Taiwan, des Philippines, du Vit Nam, de Malaisie, d’Indonésie et de Nouvelle-Calédonie. Elle peut vous aider à lâcher vos addictions. C’est une bénédiction pour la santé mais un fléau pour la nature.
De nombreux consommateurs de kudzu ont obtenu des résultats très convaincants pour soigner tous les genres d’addictions tels que l’alcool, le tabac, les drogues, les médicaments, le café, le chocolat, le travail, le sport…Le kudzu peut agir dans tous les cas de stress aigu lié aux addictions et aider au sevrage. Dans le cas de la ménopause, l’extrait de racine de kudzu contient des isoflavones telles que la puéramine, la daidzine et de la génistéine qui ont des effets  mimant les oestrogènes.
La consommation de Kudzu est contre-indiquée en cas de cancer du sein du fait de la présence d’isoflavones.

Je vous conseille de demander conseil auprès d’un phytothérapeute concernant la posologie à adopter dans le cas de la ménopause.




AIRELLE (Vaccinium vitis idaea)

C’est une plante principalement à orientation féminine qui aide à lutter contre le vieillissement prématuré. Elle est également recommandée dans la ménopause, comme antispasmodique, pour les bouffées de chaleur et les fibromes utérins. Elle facilite l’assimilation du calcium (ostéoporose) et possède une action diurétique, digestive et respiratoire. Elle agit sur la constipation chronique, a une action régulatrice sur la motricité du colon, sur les diarrhées surtout post-antibiotiques. Elle agit en tant que draineur urinaire en éliminant les pierres aux reins, en agissant dans les néphrites et sur la prostate. Et c’est un remède de la polyarthrite chronique évolutive. Pour un problème hormonal, il est absolument nécessaire de faire une cure de 3 mois pour rééquilibrer le cycle hormonal, en cure de 3 semaines avec une semaine d’arrêt, et ce, pendant 3 mois, à raison de 3 fois 5 gouttes à répartir dans la journée ou à prendre la totalité le matin à jeun.

En cure d’entretien, vous pouvez la prendre une semaine par mois.

La femme enceinte et/ou allaitante s'abstiendra de tout bourgeon à caractère hormonal tel que le bourgeon d'airelle.

Il est fortement conseillé avant toute utilisation de plantes, de faire appel aux services d'un professionnel spécialisé aussi bien pour une posologie plus adaptée à vos besoins qu'à vos symptômes, selon votre état de santé. Je me tiens à votre disposition pour plus d'informations.




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